La critique est aisée

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J’écoutais il y a quelques jours une émission d’AppLoad, un excellent podcast ou 4 présentateurs (dont Korben, pour le plus connu d’entre eux) recommandent des app pour les produits de mobilité, smartphones et tablettes en tous genres.

En deuxième partie du podcast, ils présentent et commentent des news sur ces mêmes produits de mobilité.

Dans cet épisode, nos 4 présentateurs de qualité nous ont parlé pendant quelques minutes de la Surface Pro, tablette incluant un Windows complet conçue par Microsoft eux-mêmes, qui est sortie quelque semaines après la Surface RT, tablette moins chère et n’incluant qu’une version « tablette » de Windows, c’est-à-dire sans le Bureau, sauf pour un unique but, celui d’utiliser Office, inclus gratuitement (si je n’m'abuse) dans cette version de la tablette.

Et c’est à ce propos qu’est intervenu Jérôme Keinborg (l’un des 4), et c’est à ce propos que je réagis.

En effet, celui-ci trouvait étonnant que la version pro de la tablette n’inclue pas Office de base alors que sa petite sœur oui, prônant que les équipes de Microsoft ayant géré la chose auraient fait une erreur à se sujet et auraient dû faire les choses plutôt à l’inverse au vu des ventes faibles de Surfaces RT.

Je n’argumenterai pas sur ce sujet, car même si je ne suis pas vraiment d’accord avec ça, il y a bien des arguments cohérents qui vont dans ce sens.

Non, si j’écris cet article c’est surtout pour réagir sur une chose que les analystes et commentateurs ont souvent l’air d’oublier, le fait que quand les sociétés ou les gens qui gèrent les projets en question prennent leur décision, ils le font avant d’avoir les résultats de cette décision, évidemment.

Ca n’avait pas vraiment l’air d’être le cas pour Jérôme, il m’y a juste fait penser, mais les analystes et commentateurs ont souvent l’air de juger, en allant jusqu’à fustiger, les décisionnaires pour avoir pris une décision « aussi idiote »,  « il était évident que… ».

Bien évidemment, il est plus facile de savoir ce qu’il fallait faire quand tout est déjà fait, quand les risques sont vus et sus, quand les innombrables variables qui tournent autour de ce choix, de cette décision, sont enfin fixées. Et malheureusement, même quand on veut être le plus objectif possible, nos avis et nos positions sont quand même influencés par nos connaissances.

Il est donc en réalité difficile de juger d’un choix ou d’une décision après coup, car on a forcément un savoir que les décisionnaires ne pouvaient pas avoir.

C’est pour cela que, même si ces analyses m’intéressent, je les prends toujours avec des pincettes, et j’essaie le plus souvent d’assimiler les infos qu’elles contiennent sans pour autant tomber dans le jugement.

Une ligne parfois difficile à ne pas franchir.

D’autant plus que je suis un peu en train de le faire avec eux…

 

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Got2Be judging

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