Aimez-vous les uns les autres, tout ça…

Scrubs_11[1]

Après ces quelques temps d’absence, me voici de retour avec une citation qui m’a beaucoup touché.
La voici :
« Endings are never easy.
I always build them up so much in my head that they can’t possibly live up to my expectations and I just end up disappointed.
I’m not even sure why it matters to me so much how things end.
I guess it’s because we all want to believe that what we do is very important, that people hang on to our every word, that they care what we think.
The truth is, you should consider yourself lucky if you even occasionally get to make someone – anyone – feel a little better.
After that, it’s all about the people that you’ve let into your life. »

Il s’agit de l’une des derniers répliques de ce que je considérerai comme étant le dernier épisode de Scrubs, une série américaine complètement folle suivant un jeune interne en médecine, et ses amis, dans leur vie au travail (et un peu en dehors).
On traverse les épisodes dans la tête du héros J.D., on entends ses pensées, toutes ses réflexions, et même ses rêveries. Elle est exceptionnelle.
Bref, même s’il s’agit en fait du dernier épisode de l’avant dernière saison, considérant que la dernière dénature la série, je le vois plutôt comme l’épisode final de la série.

J’en reviens donc, après mes divagations, au sujet qui m’intéresse, la citation en question, que je traduirais ainsi :
« Aucune fin n’est facile.
Je les façonne tellement dans ma tête qu’elles ne peuvent en aucun cas atteindre mes attentes et je finis juste déçu.
Je ne suis même pas sûr de pourquoi la façon dont les choses finissent m’importe autant.
Je suppose que c’est parce que nous voulons tous croire que ce que nous faisons est très important, que les gens sont pendus à nos lèvres, que ce que nous pensons les importent.
La vérité, c’est que l’on devrait se considérer chanceux si on arrive, même occasionnellement, à faire que quelqu’un – n’importe qui – se sente un peu mieux.
Après ça, tout ce qui importe sont les gens que l’on a laissé entrer dans sa vie. » 

Ça m’a, en effet, beaucoup touché (surtout en anglais, je ne suis pas sûr d’avoir réussi à retranscrire la charge émotionnelle que j’ai ressentie à  l’écouter en VO).
Pourquoi se torturer ? Pourquoi toujours se demander si on a laissé une trace unique, une empreinte, sur le monde ? Pourquoi toujours tout faire pour se faire remarquer ?
Je n’applique ça que pour les gens que j’aime moi même, mais c’est vrai, pourquoi ne pas se satisfaire des petits plus qu’on offre à nos proches (et aux autres) ?
Si on n’arrive à changer en bien ne serait-ce qu’une minute de la vie de quelqu’un, cela devrait nous suffire, puisqu’on a fait la différence. Pas en inventant quelque chose de révolutionnaire qui pourra être utilisé en bien ou en mal par n’importe qui, pas en étant adulé parce qu’on est « teeeeellement exceptionnel », mais parce qu’on a réussi à rendre le sourire à quelqu’un, ne serait-ce qu’une minute.

C’était la séquence passion, la séquence émotion, mais je devais partager ça.

 

Got2Be Emotional

avr22

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